Le poker ou le monde des records….
Phil Ivey, le Tiger Woods du poker…
Né en Californie en 1976, il apprend à jouer au poker avec son grand-père, le jeu devient une véritable passion. A 15 ans il déclare vouloir devenir joueur professionnel. Ainsi , Phil Ivey est caractéristique de cette nouvelle génération de joueurs professionnels qui émerge, très professionnels mais aussi très jeunes(le record a été battu depuis par Eric Froehlich). Affichant un parcours à grande vitesse. Il intègre le monde du poker à 24 ans en 2000, il devint alors l'un des plus jeunes gagnants de tous les temps du World Series, il a remporté trois bracelets d’or cette année-là (égalisant le record détenu par Phil Hellmuth et Ted Forrest pour le plus grand nombre de victoires en une seule année). Les victoires et premières places s’accumulent, il a finit dans les places payées de presque cinquante tournois depuis le début de sa carrière, 24 fois aux World Series et à participé à six tables finale du World Poker Tour. L’année 2005, fut une année de victoires, de millions de dollars et celle du Monte Carlo Millions. En 2006, Phil Ivey est désigné Joueur de l’Année par “All In Magazine”, “Bluff Magazine”, et les “UK Gaming Awards”. L’incontournable appel de las Vegas l’a poussé à s’y installer, il occupe un fauteuil régulier au Bellagio. Il a remporté 5 bracelets de WSOP. Il a participé à 6 finales de WPT, mais n’en a jamais gagné. On estime le total de ses gains à plus de $ 6 900 000.
Joseph Hachem, est figure emblématique du poker à travers le monde, son parcours mérite qu’on s’y arrête. Hachem est né au Liban, 1972 il arrive à Melbourne en Australie. Il devient Chiropracteur de métier, il exerce depuis plus de 10 ans quand il apprend qu’une rare maladie sanguine touche ses mains. Père de famille, il s’interroge sur son avenir, se lance dans le courtage et finit par penser sérieusement au poker… Il commence à jouer dans les casinos et en ligne. Il commence à remporter de nombreuses victoires au Melbourne Poker Champion ships, mais comme tous joueurs devenues quasi professionnel, les WSOP représentent le passage à l’étape supérieure…Il s’applique à améliorer son jeu, ses émotions… « Dans le temps, j’étais beaucoup plus irritable. Je suis d’origine libanaise donc mon sang bout même au repos. Je suis l’esclave de mes émotions. »
En 2005 son rêve se réalise, il a battu 5618 joueurs pour remporter le Main Event des WSOP, il décroche un bracelet et 7.5 millions de dollars ce qui change catégoriquement sa vie. Sa victoire fit grand bruit, aucun australien n’avait remporté de bracelet dans l’histoire des WSOP. Il entre à tout jamais dans le royaume des légendes du poker. L’année suivante, il voyage à travers le monde, il va jusqu’en table de finale des WSOP, mais il termine 4 ème. Il est présent sur le WPT et remporte une autre étape mythique, les « Five Diamonds World Poker ». Profil à suivre.
Carlos Mortensen , un joueur espagnol qui s’est intéressé au poker assez tard, sa première passion étant les échecs. Avec le temps ce jeu l’intrigue , il s’y intéresse et se révèle un excellent joueur redouté dans son pays. Il décide de se rendre aux USA là où le poker relève moins d’une pratique hors la loi… Son intuition est la bonne il accumule de belles victoires. En février 2001 il gagne un tournoi au L.A. Poker Classic, il enchaine avec une autre victoire au "Shooting Stars" ce qui lui attribut un droit d’entrée gratuit aux World Series of Poker Main Event 2001. Il se bat avec véhémence contre de très grands joueurs tels que Mike Matusow et Phil Gordon jusqu’à la table de finale. Carlos Mortensen réalise, lui aussi , son rêve en remportant la victoire finale contre une légende vivante Dewey Tomko ,2 fois deuxième du Main Event (1982 et 2001) ainsi que 1 500 000 $.
Carlos a remporté son deuxième bracelet d’or au $5,000 Limit Hold'em event au WSOP 2003 ; Il a encore prouvé son talent autour de trois tables finales au WSOP 2006. Mais la grande et belle victoire il l’a obtenu cette année au championnat du monde World Poker Tour 2007 au casino Bellagio Las Vegas. Il remporte près de 4 millions de dollars pour sa première place, mais surtout la chance d’entrer au royaume des légendes… Sa victoire au main event des WSOP2001 et cette dernière l’élèvent au rang du légendaire et double champion du monde Doyle "Texas Dolly" Brunson.
Et comme le poker affectionne les records en voici d’autres…Carlos Mortensen a également empoché le plus gros prix de l'histoire du World Poker Tour. Ainsi que le quatrième plus gros prix de l'histoire du poker, seuls les champions WSOP Jamie Gold, Joe Hachem, et Greg Raymer ont remporté un plus grand prix.Et, le plus important, sans doute, c’est que Carlos Mortensen a été admiré par tous les observateurs qui ont pu apprécier un poker brillantissime. Echec et mat !
Jamie Gold , de l’ombre à la lumière…
La première chose que l’on remarque chez ce joueur c’est … son nom et oui encore un coup du sort de Sieur Poker, une légende se construit avec des arguments ! Il entre dans l’histoire par la grande porte puisqu’il remporte le tournoi principal 10.000$ des World Series 2006 après avoir évincé plus de 8.000 joueurs, à la clé une somme, elle aussi record, de 12 millions. Cette victoire change le cours de sa carrière et inverse la lumière des projecteurs en sa faveur. Jusque là, Jamie Gold travaillait plutôt dans l’ombre des acteurs dont il gérait la carrière tels : James Gandolfini , Lucy Liu, les » Fugees", Kristin Davis …
On dit qu’il a eu la chance de se faire coatcher pas l’immense Johnny Chan , que l'on a pu voir très présent auprès de Jamie durant ce tournoi. Un tas de ragots ont suivi sa victoire concernant le partage qui devait être fait de cet immense pactole… Justifiés ou non peut importe ! Jamie Gold a été le meilleur à ce moment là et c’est bien cela que l’on attend de cette immense machine à rêve que représente Las Vegas, qu’elle pourvoit à notre attente de dévoiler le nom de la star qui va guider, motiver, influencer le montée d’une autre étoile cachée qui la remplacer à son heure. Et c’est ainsi que s’écrive les pages de ce jeu mythique.
LES FEMMES
Shirley Rosario déclare sur son site : Il était un temps où le poker était réservé aux hommes, ce temps est révolu. Mon nom est Shirley Rosario, bienvenu dans mon univers… Cette semaine on lie dans la presse que Mike Easterman, le célèbre agent des stars et de vedettes est sur le point de concrétiser le projet d’une émission de poker pour la télé-réalité avec Cindy Margolisla, la célèbre star du poker et Cyndy Violette, la joueuse professionnelle de poker.
L'idée consiste à opposer des joueurs de poker amateurs, des célébrités et des pros du poker. Enfin et j’arrêterai là la démonstration, le tournoi du WPT Ladies' Night III, fut un autre rendez vous incontournable de l’année 2005. Parmi ses participantes, cette année encore, la remarquable et très attendue, Isabelle Lemercier, joueuse francophone…le silence se brise enfin…à la clé de ce tournoi, une place pour le championnat du WPT 2006.
Ainsi que doit on penser de cette différence de comportement, nos parentés latines et le fardeau de tabous que cela implique, n’est sans doute pas étranger à l’idée que l’on se fait d’une femme tenant un jeu de cartes entre ses jolies mains french manucurées …De nombreux joueurs français ont ardemment combattu cette vielle image du poker glauque et malsaine qui traversait les temps depuis le fin fond des tripaux du far ouest, le chemin qui mènera les joueuses francophones sous les feux de la rampe ne semble pas si laborieux, elles sont entraîner à l’épreuve…. Mesdames ceci ressemble à un crie de ralliement, ne l’entendez vous pas ? !
Jennifer Harman
Sans distinction entre la gent masculine et féminine, Jennifer Harman est l'une des meilleures joueuses du monde. Elle a d'ailleurs participé à l'écriture de "Super System 2", orchestré par Doyle Brunson.
Il y a environ 30 ans, Doyle Brunson écrivait (dans "How I made over $1 Million Dollars Playing Poker") que le poker était moins un jeu de hasard qu'un jeu entre des gens. Il existe bien une dizaine d'auteurs pour pouvoir réfléchir sur le montant exact dont un joueur a besoin pour appeler tout en optimisant la probabilité de toucher la carte gagnante, mais il n'y en a pas autant pour saisir la complexité de la lecture du jeu des adversaires à la table.
Bien sûr, nous arrivons tous parfois à lire convenablement les signes envoyés par les joueurs adverses et nous ne pouvons retenir un sourire alors que l'on récupère un pot important après un bon bluff. Mais au fond, lire correctement et régulièrement le jeu adverse dans une partie est un art que peu de joueurs apprennent à maîtriser.
Le plus gros tournoi du monde (le "$4,000/$8,000 mixed-game" au Bellagio casino à Las Vegas) donne à coup sûr l'occasion d'affronter les meilleurs joueurs de la planète : Chip Reese, Doyle Brunson, Barry Greenstein, Chau Giang et quelques autres encore. Toutefois, les nouveaux joueurs n'ont quasiment aucune chance contre ces joueurs car chacun d'entre eux possède une terrible faculté à lire le jeu, une faculté presque translucide que ne possèdent pas les joueurs plus faibles. Aller jouer là bas régulièrement (depuis des années alors même qu'il s'agissait d'un jeu à $400/$800) est le pêché mignon d'une femme : Jennifer Harman-Traniello. Jennifer est née à Réno, dans le Névada, et se rappelle affronter son père à tout juste huit ans lors de parties organisées parce même père. Si elle n'est pas un prodige du poker, je ne connais pas le poker. Elle effectua quelques petits jobs lors de son adolescence, et lorsqu'elle eut 21 ans, Jennifer était plus que prête pour jouer au poker à plein temps. Elle jouait les sept jours de la semaine, absorbant tout ce que les parties locales pouvaient lui proposer, et participa progressivement à des parties plus importantes. Lorsqu'elle se trouva assise sur un bankroll (ndr: somme d'argent que le joueur professionnel utilise pour les mettre régulièrement en jeu) suffisant, elle commença à investir son argent, attablée aux jeux $20/$40 durant six ou sept heures d'affilée avant d'attaquer les tables à $200/$400. Durant ce temps là, Jennifer appris à gérer les périodes d'abondance (où elle investissait plus) et les périodes plus sombres (comme en 1993). Le poker vous rend plus fort, ou vous détruit. Jennifer a une volonté de fer. Barry Greenstein la considère comme l'une des personnes les plus fines et des plus aggressives parmi les joueurs, sans distinction faite entre la gent masculine et féminine.
Elle atteignit sa première table finale en 1996 aux WSOP, avec un sixième place au tournoi "$2,500 Pot-Limit Hold'em". Cependant, elle gagna son premier bracelet d'or en pratiquant un jeu qu'elle ne connaissait pas véritablement auparavant. Aussi incroyable que cela puisse être, son sens du du poker et du tournoi est si développé qu'il lui fallu à peine cinq minutes pour prendre des conseils auprès de Howard Lederer (qui remporta le tournoi l'année d'après) sur la manière de jouer au "deuce-to-seven no-limit lowball". Elle remporta la première place du tournoi WSOP à $5,000 pour empocher la somme de $145,000.
Jennifer raconte qu'elle pouvait lire avec justesse le jeu de ses adversaires, et entrevu des tendances qu'elle exploita constamment. Comme aucune carte autre que les siennes n'est visible (contrairement au Texas Hold'hem permettant de voir cinq cartes collectives), la faculté de tirer des conclusions à partir du comportement des parieurs est une chose ardue, qu'elle maîtrise à la perfection.
Jennifer s'est mariée il y a cinq ans avec Marco Traniello, et s'est établie à Las Vegas. Elle a récemment subi une seconde greffe de rein, mais reste optimiste et enthousiaste sur ses futurs projets. Elle à prêté son nom à une organisation caritative, CODA ("Creating Organ Donor Awareness"), et désire mettre en place son propre tournoi caritatif: le "Jen Harman Challenge". Espérons que ce tournoi rencontrera le succès qu'il mérite. Mais retournons aux tables de poker : Jennifer remporta son second bracelet d'or WSOP en 2002 et du même coup un prix plutôt agréable de $221,000, au cours d'un tournoi "$5,000 Limit Hold'em". En 2003, elle finit deux fois septième au "$5,000 Hold'em World Poker Tour" de Reno et de Borgata. Chemin faisant, Jennifer semble s'améliorer de tournoi en tournoi. Récemment aux WSOP en 2005, elle finit dans les places payées de cinq tournois avec particulièrement une troisième place au tournoi "$2,000 Seven-Stud Hi/Low". Doyle Brunson estime que Jennifer fait partie de l'élite du poker mondial, et lui a demandé d'écrire un chapitre (limit hold'em) de Supersystem 2. Une publicité dont elle n'avait pas besoin, elle est déjà une légende. NDR: 900.000 femmes jouent sur Pokerstars
Bravo Annie !
Annie c’est Annie Duke une vraie star du poker mais une star pas comme les autres. Certains vous dirons que c’est la meilleur joueuse au monde, mais là n’est pas la question, à ce niveau d’excellence il est difficile de juger… Annie est remarquable et appréciée pour sa personnalité. Elle est tout, sauf conventionnelle. A 23 ans, elle quitte ses études qui ne semblaient pas la mener bien loin, selon elle pour suivre son frère Howard, déjà joueur professionnel de poker. Howard Lederer est lui aussi une des grandes figures du poker. En quelques mots c’est une femme, séduisante, diplômée de psychologie, c’est sans doute là que l’on peut trouver les prémices de son talent de joueuse et de bluffeuse…et d’anglais, championne de poker, son palmarès est impressionnant … mère de quatre enfants qui demeurent sa priorité…Premier bravo !
Elle a pour habitude de traiter ses adversaires unisexement et souhaiterait qu’il en soit ainsi pour tout le monde dans l’univers du poker. Second Bravo ! !
Annie est surtout respectée et admirée pour son incroyable esprit de compétition, elle est époustouflante. Elle peut dire merci à son frère qui l’a initié au poker, quelle grande idée… et à sa soeur Katy Lederer, qui lui a dédié un livre intitulé Pokerface. Ce livre dévoile au public, l’incroyable nature compétitive de Annie et de son frère. Mais c’est dans son livre "How I Raised, Folded, Bluffed, Flirted, Cursed And Won Millions At The World Series Of Poker" (" Comment j'ai relancé, passé, bluffé, flirté, maudit et gagné des millions aux World Series of Poker") que Annie raconte sa vie, ses plus grands coups, ses combats, ses relations dans cet univers qui ne fut pas toujours très accueillant…Il faut saluer ce projet pour ce qu’il a coûter en termes d’efforts personnels. Ce fut un exercice difficile et délicat que de se livrer pour une bluffeuses professionnelle… Encore bravo !